Le programme du vendredi 21 juillet 2017

¶ à 16h, place des martyrs : Rencontre avec Daniel Pennac autour de son dernier roman Le cas Malaussène (tome 1, Ils m’ont menti), publié aux éditions Gallimard.

à 17h30 place des martyrs : Rencontre en duo avec Hannelore Cayre (La Daronne, éditions Métaillé) et René Fregni (Les vivants au prix des morts, éditions Gallimard). Cette rencontre sera suivie d’une séance de signatures par les écrivains.

¶ à 21h à la Maison du Patrimoine : Lecture par Daniel Pennac d’extraits de ses romans parlant du Vercors. Cette lecture sera suivie d’une séance de signatures par l’auteur.

Toutes les rencontres sont en entrée libre dans la limite des places disponibles.  Les rencontres auront lieu sous chapiteau, juste en face de la librairie (plan). Elles sont animées par Françoise et David, libraires du Temps Retrouvé.

 

Les auteurs invités

Sans nouvelles de la tribu des Malaussène depuis 20 ans, nous ne savions plus que penser. Nous voilà rassurés, il ne s’agissait que d’une éclipse. La famille se porte bien, chacun a continué son bonhomme de chemin selon son humeur. Daniel Pennac, qui est bien sûr le mieux placé pour ça, nous fait part des dernières aventures et mésaventure de Benjamin Malaussène, de la petite Verdun, de Julie Corrençon et les autres… Il était temps ! Parce qu’il s’en passe des choses… Dans ce roman (Le cas Malaussène, Tome 1, Ils m’ont menti, sorti en janvier 2017) chacun donne beaucoup de lui-même, depuis le kidnapping contre rançon d’un homme d’affaire sans scrupules, jusqu’au sauvetage d’un romancier menacé par sa propre famille, parce qu’il écrit de la vérité vraie (VV), tout cela entre Belleville et les forêts du Vercors. Et toujours, il y a ce style élégant, truculent, cette fantaisie qui se rit des conventions, qui donne de la légèreté au regard porté sur la société, ses travers, ses excès. De la légèreté, de la tendresse, qui n’enlèvent rien à la pertinence des propos, au contraire.

Hannelore Cayre signe avec La Daronne (éditions Métaillé) son cinquième roman. Avocate pénaliste toujours en activité, elle explore depuis son premier roman Commis d’office (2005) les couloirs obscurs de notre système judiciaire.

Dans La daronne, elle raconte l’histoire d’une femme, qui du jour au lendemain, se transforme en une chef dealeuse incontestée. Elle dresse dans ce roman noir explosif une chronique plus que réaliste du monde des braquages, du deal, de l’argent sale et des voyous. Un livre qui fonctionne comme un coup de poing : un coup de poing féministe, un livre qui dénonce l’endoctrinement et l’abandon des vieux dans la société moderne.

C’est aussi du grand style, une langue bien pendue, qui ne se refuse rien, qui nous fait bien rire en nous faisant voyager dans la syntaxe très en verve de ces jeunes braqueurs. C’est drôle, c’est noir, c’est La daronne. (Il paraîtrait même que la jeune femme sur la couverture du livre ressemblerait beaucoup à Hannelore sur un parking de nuit…bizarre bizarre…)


René Fregni, nous le lisons depuis Les chemins noirs publié en 1988 aux éditions Gallimard. Trente après, le bonheur de le lire est toujours intact et c’est avec plaisir qu’il vient discuter avec Hannelore Cayre pour son dernier roman Les vivants au prix des morts, toujours édité chez Gallimard. Longtemps animateur d’ateliers d’écriture en prison, ses romans en gardent une trace indélébile, par la présence de la violence et des voyous. Il chante la sensualité de la femme, la poésie, la sauvagerie des hommes, le désespoir sauvé par l’art et la nature. Entre roman noir et chant poétique, son oeuvre se situe souvent autour de Manosque, ville qu’il habite.

Dans son dernier texte, sous forme de journal de vie, l’auteur raconte comment son quotidien paisible, bucolique et poétique se transforme radicalement quand un détenu évadé qu’il a connu jadis dans un atelier d’écriture lui demande de l’aide. Le loup entre dans la bergerie, sa vie changera-t-elle à jamais…?