Prochaine rencontre : Omar Benlaala, autour de « La barbe » (Seuil) jeudi 5 mars 2015 à 19h

image billet barbe benllalaNous sommes à Ménilmontant dans les années 1990, un jeune homme désoeuvré, « brebis égaré », dont le quotidien n’a pas beaucoup de sens, trouve le chemin de la mosquée, un peu par hasard, et s’investit dans la religion faute d’autre chose. De fil en aiguille, il devient lui même prêcheur, accomplit des voyages initiatiques en Inde, au Pakistan… On a peur de le voir basculer dans le fanatisme, mais non. Son parcours prend un virage inattendu, la lecture de certains textes religieux, l’aidera à prendre du recul. Il lui restera d’autres choix encore à faire avant de trouver sa propre voie/voix, mais il y parviendra.

C’est cette histoire, son histoire, que Omar nous raconte dans ce vibrant récit La barbe, publié au Seuil, collection « Raconter la vie » (une collection dirigée par Pierre Rosanvallon, toute en couleur, qui raconte la vie des français invisibles) en ce mois de janvier 2015. Non, ce n’est pas un simple témoignage, mais un texte littéraire, écrit, vif, avec auto dérision, que l’on peut slamé ou lire en sentant l’urgence dramatique du péril qui menace Omar. Surtout, il y a un sens de la nuance qui nous éclaire avec délicatesse sur bien des choses sensibles.

photo benlaala copyrightéeBien sûr, on ne peut pas lire ce texte sans établir de lien avec les évènements du mercredi 7 janvier dernier. On ne peut pas faire comme si « ça » ne s’était pas passé.
Ce texte écrit pour la jeunesse et tous les hommes et femmes de ce monde, nous permet de comprendre au jour le jour la chute d’un ado en déshérence et sa récupération idéologique par des religieux qui se sont auto proclamés religieux.

 

Recevoir Omar Benlaala pour ce texte lumineux,
c’est notre façon à nous de réagir pour comprendre ce qui se passe…

jeudi 5 mars 2015 à 19h à la librairie

Pour retrouver notre chronique sur France Bleu Isère avec Michèle Caron, c’est ici :

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus : le site de la collection Raconter la vie

Une interview sur France Culture :