ne perdons pas de temps, lisons : « L’amour a le goût des fraises »

amour gout fraiseL’amour a le goût des fraises, de Rosamund HADEN (Editions Sabine Wespieser)

Nous voilà au Cap en Afrique du Sud, en compagnie de Françoise et sa jeune sœur Doudou – toutes deux ont fuit le Rwanda où elles étaient condamnées -, en compagnie aussi de Stella dont la mère vient de mourir, et elle a bien du mal à faire surface, en compagnie de Luke, Jude, Timothée, jeunes gens artistes sur les bords, un peu junkies, un peu vélléitairess, prêts à goûter la vie comme elle se présente. Tout ce petit monde se croise aux cours de peinture que donne Ivor Woodall, dont, longtemps, on ne sait que penser. Amours et amitiés se font et se défont, ce qu’on croyait sant importance, devient essentiel, et c’est très intéressant de découvrir une ville, Le Cap, et l’existence que l’on y mène, très intéressant de comprendre petit à petit ce qu’ont vécu Françoise et Doudou, les jours tendres et joyeux en famille avec leur mère tutsie et leur père hutu, avant le génocide rwandais.

Il y a du mystère, des allers-retours dans le temps et les sentiments, de l’inattendu, dans un style souple, rythmé, tristesse et fantaisie, comme dans la chanson de Miriam Makeba (strawberries). De l’émotion quand tout se dénoue, à la fin. Et le regret que ce soit fini.